Torchwood : review saisons 1 à 4

Manquant d’un bon article sur ce sujet sur Le Village, je m’essaye à la critique de cette série à découvrir, si on a aimé Doctor Who…

Créée par Russel T Davies, alors toujours showrunner de Doctor Who, Torchwood en est une série dérivée (dite spin-off en bon français) se déroulant dans le même univers. Elle met en scène le Capitaine Jack Harkness au sein de l’institut Torchwood de Cardiff. Plus mature, plus adulte, la série se détache de sa grande sœur familiale par une approche plus sombre, violente et sexuelle.

L’institut Torchwood, initialement créé par la Reine Victoria et placé directement sous la direction du gouvernement britannique, est une troupe d’intervention spéciale chargée de s’occuper des « problèmes extra-terrestres ». La branche dirigée par Jack Harkness se situe à Cardiff, ville bâtie sur une faille spatio-temporelle à travers laquelle tous les déchets de la galaxie viennent s’échouer.

La série a d’abord du mal à trouver son rythme et sa personnalité dans les mains du premier showrunner, Chris Chibnall. Oscillant entre le pas trop mal distrayant et la série Z, le show se consolide petit à petit au cours de la saison 2. Russel T Davies vient au secours de sa création, et reprend les rênes pour une saison 3 époustouflante. S’en suivra une quatrième saison sur un mode épique similaire, quoi qu’un peu plus difficile à cerner par moment.

Totalement en manque après avoir enchaîné six saisons de Doctor Who, et toujours pas bien remise du départ de Davies et de son 10e Docteur, c’est avec impatience que je me plonge dans Torchwood . Il faut dire que les quelques épisodes qui ont fait apparaître Jack Harkness mettaient l’eau à la bouche. En voilà un personnage charismatique et intéressant ! J’espérais en apprendre un peu plus sur lui…

Saison 1 :

…peine perdue. La première saison n’est pas généreuse en révélations. Elle nous présente rapidement les personnages principaux. Gwen Cooper (ex-flic) et Ianto Jones (homme à tout faire un peu inutile) brièvement aperçus en fin de saison 4 de Doctor Who. Le reste de l’équipe est composé de Toshiko Sato, l’experte informatique un brin trop coincée, et Owen Harper, le médecin cynique.

Sans vraiment de fil rouge, les épisodes s’enchaînent plutôt inégalement. Si le début de la série est centré sur la découverte de Torchwood par Gwen, tout le reste est composé d’épisodes aux scénarios bien distincts les uns des autres . Seuls les Weevils (prononcez ouiveul, les monstres récurrents à Cardiff) et le gant de la résurrection apparaissent épisodiquement, sans qu’on puisse parler d’arc scénaristique à proprement parler.

La fine équipe au complet. Avec une intruse.

La fine équipe au complet. Avec une intruse.

Plus mature, et surtout plus sexuée que sa grande sœur Doctor Who, Torchwood joue à fond la carte des relations entre personnages, quitte à frôler l’overdose ou l’incohérence. Tout le monde couche avec tout le monde sans que cela ai vraiment d’incidence sur la psychologie des personnages. Quand il s’agit d’Owen ou Jack, deux personnages plutôt dragueurs, ça passe. Mais ça devient tout de suite plus incohérent avec la trop sérieuse Toshiko pourtant transie d’amour pour un autre protagoniste, ou pour Gwen, fiancée, bientôt mariée au gentil Rhys.
Plus sexuée aussi donc : dès le deuxième épisode, l’équipe est au prise avec un extraterrestre se nourrissant de l’énergie orgasmique. Les scènes de sexe sont présentes et montrées sans tabou, voir peut-être avec un peu de voyeurisme. Jusqu’à nous proposer un très fougueux baiser lesbien entre la jeune fille possédée et Gwen. Quand on voit avec quelles difficultés une simple relation amoureuse s’inscrit dans Doctor Who, on ne peut que souligner l’écart de prise de position entre les deux titres.

Ratages :
– Femme cybernétique : un monument du kitch qui laisse pourtant apparaître un ennemi déjà croisé dans DW. Une jeune femme mi-cyberwoman sexy mi-humaine dans un costume digne des séries Z de science fiction des années 60. Avec en guest gros lourdingue : le scientifique japonais qui pelote la poitrine d’acier généreusement fournie de la cyberwoman. Risible.
– La clôture de saison torchée en 5 minutes top chrono montre en main.
– Les Weevils : ou comment recycler l’idée de costume facile des Oods de DW : un costume simple, un masque latex et des fausses mains : vous avez un monstre pas cher (et pas intéressant) !

Les Weevils et les Oods vont chez le même tailleur.

Les Weevils et les Oods vont chez le même tailleur.

Focus sur :
– Chaussures en vrac : Un épisode touchant et plutôt mieux construit que la moyenne.
– Capitaine Jack Harkness : Un autre épisode émouvant qui nous permet de rencontrer le véritable Capitaine Harkness.
– Pour ceux qui ont suivit DW : tout au long de la saison, une étrange main dans un bocal est aperçue à plusieurs moments…

Saison 2 :

La série trouve ses marques, et si elle propose toujours une construction axée sur des épisodes distincts les uns des autres, ceux-ci deviennent plus intéressants, plus sombres et mieux construits. Dès le début un semblant d’arc scénaristique est instauré, que l’on retrouvera tout à la fin de la saison. Les épisodes sont beaucoup plus centrés sur les personnages, et on en apprend (enfin) un peu plus sur Jack.

Spoil alert !

L’angoisse est bien menée.  Plusieurs épisodes nous tiennent plus en haleine que toute la saison précédente (Adam, Envers et contre tous…). Ce dernier épisode nous montre une facette plus sombre de Jack, que l’on découvre en même temps que Gwen. La faille capture parfois des civils, les happes et les recrache à un autre endroit du temps. Ces naufragés souvent rendus fous sont gardé dans un asile secret dirigé par Jack, car toute réhabilitation est désormais impossible. C’est l’histoire tragique de Jonah que l’on découvre ainsi, et à la fin de l’épisode, on ne peut s’empêcher de frissonner d’effroi.

Les relations entre les personnages sont développées de manière plus cohérente : Gwen se rapproche enfin de Rhys et l’épouse (dans un épisode plutôt jubilatoire). Jack se rapproche de Ianto. (On retrouve enfin le Jack tombeur qu’on aimait dans DW.) Toshiko prend ses distances avec Owen et une jolie histoire lui est accordée avec un soldat de la première guerre mondiale gardé en hibernation. Owen meure, et ressuscite, et son état d’immortel bien différent de Jack est traité peut-être pas de manière idéale, mais tout de même intéressante. Martha Jones (compagnon du Docteur de la saison 3) fait un caméo sympathique sur quelques épisodes.

L’humour est lui aussi bien plus présent. Quelques scènes désopilantes mettant en scène la relation Jack-Ianto ; l’épisode du mariage affublant Gwen d’une grossesse de neuf mois acquise en une nuit, devant se justifier auprès de ses invités ou encore les retrouvailles épiques entre John Hart et Jack, dans le premier épisode, en sont un bon exemple.

L’arc scénaristique nous en apprend plus sur Jack Harkness, quand il appartenait à la mystérieuse agence du temps. On en apprend aussi plus sur sa jeunesse dans la péninsule de Boeshane, et la perte tragique de son frère, qu’il retrouvera en fin de saison.

Ratages :
– Reset : L’épisode qui voit apparaître Martha Jones est peut être, au final, le plus pauvre de toute la saison, n’apportant pas grand-chose si ce n’est sa fin brutale ouvrant le champs scénaristique pour le personnage d’Owen en deuxième partie de saison.
– Fragment : un autre épisode qui n’apporte par grand-chose sinon son lot de flash-back nous permettant d’en apprendre plus sur l’origine de chaque personnage.
– Les Weevils (encore) deviennent lassants.

Focus sur  :
– Adam : Un être venu d’ailleurs à intégré Torchwood en manipulant les souvenirs de ses membres. Un épisode où l’angoisse monte crescendo, car on se demande comment les protagonistes vont se rendre compte qu’il y a un intrus.
– Le dernier souffle : entre le délirant épisode de la «mère porteuse» et le glaçant «envers et contre tous», un épisode transition tout en mélancolie et en poésie, qui rappelle par son onirisme bien des épisodes de Doctor Who.

Saison 3, les enfants de la Terre :

Russel T. Davies reprend les rênes de la série pour redresser la barre. Bien que la seconde saison soit parvenue à se hisser à un niveau plus convenable, il semble que cela ne satisfaisait toujours pas le créateur du show. Exit Chris Chibnall. Je ne suis pas du genre à me réjouir que ce dernier ai été remercié, mais salive d’avance du retour de Davies, qui me manquait tant depuis son départ de Doctor Who.

Et en quelques secondes, on est en plein dedans ! On retrouve l’ampleur épique des fins de saison de Doctor Who immédiatement. Finit les petites intrigues tournant autour des Weevils ou autres bizarreries à Cardiff. Cette fois-ci l’attaque est mondiale, mystérieuse, et touche les enfants du monde entier. C’est le début d’une mini saison en cinq épisodes menés tambour battant. L’équipe Torchwood (réduite à trois membres) mettra tout en oeuvre pour percer l’origine de cette attaque extra-terrestre malgré qu’elle soit elle même traquée par le gouvernement. Les membres restant (Jack, Gwen et Ianto) prennent enfin de l’ampleur, et leurs relations s’intensifiera au fur et a mesure que le danger se fera plus précis, et leur traque plus implacable.

Qui s'en prend aux enfants risque de se piquer avec Gwen.

Qui s’en prend aux enfants risque de se piquer à Gwen.

Je ne poursuivrais pas cette analyse plus loin, tant l’article du village consacré à cette saison est complet et bien mieux écrit et analysé que ce que je pourrais faire. Je vous en recommande chaudement la lecture ! (Spoil alert !)

Difficile de faire une section focus et ratages sur un run ainsi construit.

Saison 4, le jour du Miracle :

Spoil Alert !

On avait laissé un Jack très sombre et blasé suite au sacrifice volontaire de son propre petit fils pour sauver l’humanité de la menace des 456. Il avait décidé de partir un moment, rendant Gwen, dernier membre de Torchwood, à la vie civile auprès de Rhys, un bébé en route… La fin de la saison 3 m’avait laissé un goût amer, du même type que celui laissé par la saison 4,5 de Doctor Who, qui voyait le 10e Docteur pourtant si sympathique devenir un monstre de suffisance et de froideur. Et on était presque soulagé de le voir arriver à sa fin, alors que quelques épisodes avant, on se demandait encore comment on allait faire sans lui. Constat similaire ici, avec Jark Harkness.

Pour cette saison 4, Davies reprend la formule des Enfants de la Terre, à savoir une seule et unique intrigue menée de façon feuilletonnante. L’histoire est déplacée en grande partie aux Etats-Unis, incluant un casting pour grande partie américain. Cette fois-ci, l’intrigue se déroule sur dix épisodes, ce qui nous promet le double de plaisir par rapport à la saison 3.

Intitulée le Jour du Miracle, cette saison démarre aux Etats-Unis, avec l’apparition dans les bureaux de la CIA du mot «Torchwood» sur tous les écrans d’ordinateur, comme une sorte de virus. Simultanément, l’humanité cesse de mourir. Littéralement. Les gens qui auraient du mourir accidentellement, de maladie, de vieillesse sont touchés par un phénomène mystérieux les empêchant de trépasser. Au départ vu comme une bénédiction, ce miracle se transforme très vite en fléau pour l’humanité, pour qui ce surplus de population devient rapidement ingérable. En quelques jours, la capacité de nourriture de la planète arrive à saturation. Jack revient sur Terre et s’allie à deux agents de la CIA pour tenter de résoudre le problème. De leur coté, au Pays de Gale, Gwen et Rhys vivent reclus avec leur petite fille nouvellement née. Tout ce petit monde se réunira bientôt pour percer à jour ce nouveau fléau mondial. Qui est à l’origine du Jour du Miracle ? Qui en tire profit ? Et aussi… pourquoi l’humanité cesse-t-elle de mourir alors que Jack lui-même redevient simple mortel ?

L’idée très intéressante que je retiens, est le traitement de cette question écologique d’actualité : que ferons-nous quand nous aurons dépassé les capacités d’accueil de notre planète ? Par le truchement d’un scénario de science-fiction, Davies met l’humanité face à cette question de manière accélérée. En quelques semaines, la population mondiale double. Et cela ne va pas en s’arrangeant. Si les premiers temps mettent en lumière des questions pratiques de comment nourrir toute cette population, comment la ravitailler en eau, il faudra très vite, pour les gouvernements, faire face à des questions biens plus éthiques. Que faire de ces gens qui ne meurent plus ? Comment continuer à accueillir la population qui continue d’affluer dans les hôpitaux, qu’il faut continuer à soigner ? Doit-on classer les êtres humains en différentes catégories ? Doit-on recréer des camps de concentration pour accueillir les mourants qui ne meurent pas ? Doit-on privilégier les gens en bonne santé au détriment des malades et des blessés ? Comment se débarrasser des gens en état de mort cérébrale ?
Face au cataclysme écologique que représente ce jour du miracle, les gouvernements ont tôt fait de trouver des solutions qui s’apparentent à ce que nous avons connu aux heures les plus sombres de notre histoire. Les malades et les mourants sont emmenés par camions, pour être stockés dans des camps, avant d’être incinérés vivants, seule manière de détruire un corps désormais. Les familles en sont réduites à cacher leurs proches, et a attendre avec angoisse les patrouilles de police. Cela rappelle très fortement la traque des juifs par l’Allemagne nazie. Tout comme dans la saison précédente, les mesures pragmatiques prises par les gouvernements pour faire face à cet état de crise sont tout simplement glaçantes.

Le mystère est très bien mené. Jusqu’au dernier épisode, on se demande quel phénomène se cache derrière ce jour du miracle. Ce qui nous permet de tenir jusqu’au bout des dix épisodes de cette saison 4. Parce qu’il faut le dire, l’intrigue est un peu foutraque. On est rapidement noyé dans les différents jeux de pouvoirs et personnages qui s’articulent autour du mystère principal. Les agents de la CIA qui réquisitionnent ce qu’il reste de Torchwood, avant de se désolidariser de l’agence américaine, pour remettre Torchwood sur les rails, dont on ne sais plus s’ils travaillent pour ou contre la CIA. Des personnages qui font des va et vient entre l’Angleterre et les Etats-Unis sans arrêt. Une société de produits de pharmaceutique qui embrigade un pédophile condamné à mort sauvé par le Miracle, et des commissions d’éthique dont on ne sais plus plus qui elles travaillent. Un brin compliqué, quoi.

Mais on reste jusqu’au bout, car les implications sont tellement importantes qu’on veux quand même savoir comment cet imbroglio se résoudra. Par contre, la résolution du mystère me semble un peu bâclée. L’ambiance apocalyptique est tellement bien menée pendant toute la saison que l’explication qui se cache derrière semble avoir été un peu trouvée à la dernière minute. On dirait que les scénaristes se sont laissés emporter par leur idée de contexte et on calé devant la raison à trouver pour l’expliquer. Dommage. On reste sur un sentiment d’inachevé.

Dans le même style d’errance scénaristique, j’ai du mal à trouver une explication valable à la présence du personnage du criminel pédophile. Bien que je comprenne ce qu’il apporte en terme de caractère et de confrontation aux personnages, et qu’il soit quasi indispensable pour la résolution de la fin de saison, qu’elle est la justification de sa présence ? Pourquoi Phicorp (le laboratoire pharmaceutique qui manipule son monde) a-t-il besoin de lui, jusqu’à le mettre sur le devant de la scène ? J’ai beau chercher, je ne trouve pas.

L’autre aspect que je regrette, est cette coproduction avec les Etats-Unis, qui donne une couleur bien plus américaine à l’ensemble. On est déjà abreuvé de ce type de série, que je trouvais rafraîchissant cette couleur tout à fait différente des séries British.

Et après ?

Pas de saison 5 de prévue pour le moment. La série étant désormais dans les mains des américains, ce sont les audiences US qui déterminent si on rempile pour une nouvelle saison.

Analyse : la sexualité de Jack Harkness

Ne nous trompons pas, je me réjouis tout à fait que Jack soit un héros gay totalement assumé. Assumé par son créateur (gay) et son interprète (tout aussi gay). Déjà parce que c’est une place qui n’est jamais occupée dans une série (ou un autre type de média fictionnel), à part dans l’univers LGBT. Jack est LE personnage principal, la star de la série. C’est lui qu’on vient retrouver après l’avoir découvert dans Doctor Who, pour ensuite faire connaissance avec le reste de son équipe. C’est le héros dans toute sa splendeur, beau gosse, courageux, avec un tempérament de leader, drôle… et immortel. Rien à voir avec les rôles auxquels on cantonne en général les personnages homos. Et bon sang, ça fait du bien.

Gay ? Oui, mais non.

Dans Doctor Who, on nous avait présenté un Jack un peu différent. En fait, encore plus extrême, niveau sexualité. Décrit par son interprète (John Barrowman) comme « omnisexuel », le bellâtre est un infatigable tombeur, et peu lui importe l’origine ou le genre de l’objet de son intérêt. Hommes, femmes, aliens voire cyborg, tout est bon à séduire. Ce qui n’en finit pas d’exaspérer le Docteur, pour notre plus grande hilarité, à nous, spectateurs. Jack est un homme du cinquante et unième siècle, époque où les femmes sont dispersées et rares dans l’univers.

On en vient à guetter le retour de Jack pour profiter de ces petites pépites d’humour. Les anglais ont dépassé le triste débat que nous avons encore chez nous depuis bien longtemps, et intégré ces notions toutes simple de normalité jusque dans un programme aussi familial et adulé en Angleterre que Doctor Who. Et, sans complexe, s’amusent à jouer avec les codes de la séduction. On peut aussi remarquer que Jack est le reflet inverse du Docteur. La série étant quasi sacralisée en Grande Bretagne, certains n’hésitent par à parler de scandale dès que le Docteur ose éprouver ne serait-ce qu’un soupçon de sentiment amoureux. Le personnage est trop ancré dans la culture populaire pour l’imaginer avoir une relation amoureuse. (Encore que, la période actuelle tende à nous montrer l’inverse.) Je vois donc le personnage du Capitaine Jack Harkness comme un reflet du Docteur, possédant toutes les facettes que lui même ne peut pas se permettre. Ainsi, nous l’avons vu, Jack est hyper sexualisé. Il est aussi beaucoup plus violent, n’hésitant pas à avoir recourt à des armes à feu ou à donner la mort là où le Docteur se l’interdit. Jack semble aussi beaucoup plus à l’écoute de ses émotions. Il n’est pas rare de le voire pleurer. Il est beaucoup plus humain que le Docteur, et on s’y attache très vite, malgré le peu d’épisodes dans lesquels il apparaît.

Du coup, je m’attendais à retrouver ce Jack là, dans Torchwood. Mais, mis à parts quelques évocations, les seules relations charnelles, voir amoureuses, qu’il aura durant quatre saisons de la série sont réduites à des relations homosexuelles. Son histoire avec Ianto est touchante, et pleine de pudeur. Cette invitation au resto, l’air de rien, tout en fouillant des bureaux en pleine enquête paranormale est toute mimi. On dirait un collégien qui vient demander un rencart à une jeune fille. La série évoque seulement deux relations hétérosexuelles tout au long des quatre saisons. Dans un épisode où il retrouve une ancienne petite amie, alors devenue une vielle femme, et lors de la saison trois, où l’on apprend l’existence de sa fille et de son petit fils. Jack s’est donc déjà marié, et a eu une fille. L’intérêt développé par la sexualité inhabituelle de ce personnage charismatique est un peu sapée par cette réduction. Comme si on avait amputé le personnage d’un ressort scénaristique et comique tout à fait essentiel. J’aurai aimé qu’on garde cet aspect omnisexuel un peu plus présent. Tant pis !

On profite tout de même d’un vrai héros cool, classe et homo ! Et ça, c’est pas rien.

Un héros pure classe, 300 ans d'âge (minimum).

Un héros pure classe, 300 ans d’âge (minimum).

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