Iron Sky

Sarah Palin contre les nazis de l’espace.

C’est en quelques mots la manière dont on peut résumer ce film finlandais de Timo Vuorensola, sortit en 2012 (mais pas sur nos écrans).

A la fin de la seconde guerre mondiale, juste avant la défaite, les nazis réussissent à atteindre la face cachée de la lune et à s’y cacher. Pendant 70 ans, ils poursuivent leur rêve de grandeur du IIIe Reich et attendent leur heure pour revenir envahir la terre. Malheureusement pour eux, la technologie qu’ils possèdent leur permet tout juste de survivre dans leur base, et non de prendre le chemin du retour. L’occasion leur sera donnée par la présence de deux astronautes venant sur la lune. Ceux de 1969 ? Non. Mais deux astronautes d’un futur proche, où Sarah Palin est devenue présidente des Etats-Unis, et a envoyé une mission spatiale afin de redorer son image en vue d’une seconde réélection.

La base en forme de croix gammée, un délire digne d'un méchant de James Bond.

La base en forme de croix gammée, un délire digne d’un méchant de James Bond.

J’ai été tout de suite très enthousiaste en découvrant la bande annonce en 2011. Le projet me semblait loufoque à souhait, et super bien produit en même temps. On voyait qu’ils avaient les moyens de leurs ambitions. J’avais vraiment hâte de voir ce qui m’apparaissait comme un film à la Mel Brooks. (Vous vous rappelez ? Sacré Robin des bois ; La folle histoire de l’espace ; Dracula, mort et heureux de l’être… ?) Je suis plutôt cliente de ce genre de délire total, quand c’est bien fait. Car le second degré est un art délicat.

J’ai pu juger sur pièces. La chose n’est jamais sortie en France au cinéma (peut-être en 2013 si j’ai bien comprit) mais direct en DVD.

Spoil Alert !

Au niveau de l’histoire, il y a des choses auxquelles je ne m’attendais pas, comme l’alliance des nazis avec le gouvernement américain, et l’histoire centrée autour de James Washington, acteur noir et astronaute pour l’occasion. Il sera capturé par les nazis sur leur base lunaire, et aryenisé par un scientifique un peu foldingue. La jeune Renate, amoureuse du très en vue Klaus Adler (l’homme de main peroxydé dans Demain ne meurt jamais) se rendra vite compte que la belle idéologie dans laquelle elle a été élevée n’est peu être pas si reluisante que ça.
Le film se terminera sur un constat plutôt pessimiste pour la race humaine, qui m’a laissé un arrière goût un peu mélancolique.

L’esthétique est très aboutie, presque steampunk, un peu dans la veine de Sucker Punch. Par contre, j’avais peut être un peu surestimé le coté « délire second degré » à la Mel Brooks. J’ai trouvé que ça peinait à décoller vraiment. Quelques bonnes idées, quelques unes un peu lourdingues, et un sentiment pas si délirant que ce que la bande annonce laissait supposer.

Si on veut vraiment du pur délire cinématographique sur les nazis, je me rabattrais sur Inglorious Basterds de Quentin Tarantino. Là, c’était parfait !

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